Des chercheurs de l’entreprise de biotechnologie Insilico Medicine, dont des équipes sont installées à Masdar City, à Abou Dabi, ont utilisé l’intelligence artificielle pour découvrir une nouvelle famille de médicaments potentiels contre les cancers du sang. Les résultats ont été publiés dans la revue Journal of Medicinal Chemistry.
Ces molécules sont des PROTAC et fonctionnent autrement que les médicaments classiques : au lieu de se fixer temporairement sur la protéine cible, elles l’entraînent vers le système de recyclage de la cellule, qui la détruit entièrement. Ici, la cible est la tyrosine kinase de Bruton, une protéine qui aide les cellules malignes de certaines leucémies et de certains lymphomes à croître et à se propager.
L’entreprise s’appuie sur deux plateformes d’IA : l’une aide à identifier les protéines liées à la maladie, l’autre conçoit des molécules ayant la bonne forme pour s’y fixer. Selon Insilico, cette méthode permet de sélectionner un candidat-médicament en 12 à 18 mois, contre deux ans et demi à quatre ans avec les méthodes traditionnelles.
Les composés n’en sont qu’à un stade précoce et devront passer d’autres tests avant de pouvoir être essayés chez l’humain. Cette découverte s’ajoute néanmoins à d’autres avancées annoncées cette année par la même équipe, dont un candidat contre le cancer du cerveau.


