Une équipe de l’université de Lund a découvert la voie de signalisation moléculaire qui permet aux plantes de réagir à des stimuli mécaniques comme le toucher, le vent ou une blessure. Les travaux ont été menés sur la plante modèle Arabidopsis thaliana et publiés dans la revue Nature Communications.
Selon l’étude, trois groupes de protéines appelées MAP kinases s’activent moins d’une minute après le stimulus, puis influencent l’activité de centaines de gènes. Cette même voie intervient aussi dans la manière dont une contrainte mécanique répétée, due par exemple au vent ou aux herbivores, modifie la croissance, la forme et les défenses de la plante.
Le chercheur Olivier van Aken rappelle que l’on sait depuis plus de 25 ans que la stimulation mécanique active ces protéines, mais qu’il manquait une pièce essentielle du puzzle. Les auteurs soulignent qu’il s’agit de recherche fondamentale et que d’éventuelles applications agricoles nécessiteront d’autres études.


