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Une spin-off de l’Université de Gand fabrique des tensioactifs à partir de déchets alimentaires

Amphistar utilise une levure pour transformer des restes organiques en tensioactifs, ingrédients essentiels des produits d’entretien et des cosmétiques, en alternative à la pétrochimie.

Une spin-off de l’Université de Gand fabrique des tensioactifs à partir de déchets alimentaires
Image d’illustration · Photo : Trnava University / Unsplash

Amphistar, une entreprise issue de l’Université de Gand, développe des tensioactifs à partir de déchets organiques grâce à la fermentation microbienne. Les tensioactifs sont des molécules qui réduisent la tension entre des liquides comme l’eau et l’huile, et sont utilisés dans les détergents et les cosmétiques. La plupart proviennent aujourd’hui de la pétrochimie.

Dans ce procédé, des sucres et des graisses sont extraits des déchets pour nourrir la levure Starmerella bombicola, isolée pour la première fois dans du miel de bourdon. La levure produit des sophorolipides, qui jouent le rôle de tensioactifs. L’ingénieur procédés Bent Smets suit la fermentation dans un bioréacteur, l’objectif étant de passer de quelques mètres cubes à l’échelle industrielle.

Selon l’analyse de cycle de vie réalisée par l’entreprise elle-même, les sophorolipides issus de déchets émettent jusqu’à quatre fois moins de CO2 que ceux produits à partir de matières premières vierges, et jusqu’à six fois moins que le SLES, un tensioactif pétrochimique courant. De nombreuses alternatives biosourcées reposent sur l’huile de palme, l’huile de coco ou le sucre de canne, liés à la déforestation.

Le directeur financier, Wim Allegaert, estime le marché des tensioactifs à environ 20 à 30 millions de tonnes par an, dont près de 85 % d’origine fossile ou issus de l’huile de palme. L’association professionnelle belgo-luxembourgeoise DETIC souligne que les entreprises veulent réduire leur dépendance à la pétrochimie et sécuriser leurs approvisionnements locaux.

Source originaleRTBF — lire l’article complet

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