Une équipe de l’université de Kyoto a cherché à savoir si les coléoptères du genre Platycerus, de la famille des lucanes, peuvent servir d’indicateur de la santé de la canopée des forêts de feuillus. Les travaux ont été menés dans des forêts exploitées commercialement à Hida, au Japon, sur l’espèce Platycerus takakuwai.
Les scientifiques ont utilisé un piège qui se sert de femelles pour attirer les mâles, une méthode récente qui ne dépend pas de l’expertise de l’observateur et n’endommage pas les sites de reproduction. Les captures ont été mises en relation avec l’emplacement des pièges et avec des facteurs comme le climat, l’altitude, la structure de la forêt et la distance à la lisière.
Les résultats ont montré davantage de captures à l’intérieur de la forêt qu’à proximité des zones ouvertes, et que le lien avec la densité des arbres variait d’un site à l’autre. C’était la première fois que ce piège était utilisé pour évaluer des habitats dans une forêt en exploitation.
La première autrice, Minori Tokito, explique qu’elle cherche à comprendre comment utiliser les ressources forestières tout en préservant les habitats de la faune sauvage. Des études à plus grande échelle sont déjà en cours, dans le but de créer des indicateurs permettant de concilier production de bois et conservation de la biodiversité.


