Les électrolyseurs classiques, qui décomposent l’eau en hydrogène et en oxygène, ont besoin d’une eau très pure, ce qui impose des traitements exigeants. Dans le cadre du projet SeaEly, des chercheurs allemands ont étudié s’il était possible d’utiliser directement de l’eau de mer ou saumâtre pour produire de l’hydrogène.
Le projet s’est déroulé d’octobre 2022 à mars 2026 ; il a été financé par le ministère fédéral allemand de la Recherche et coordonné par l’Institut Fraunhofer des systèmes d’énergie éolienne (IWES), avec le Fraunhofer IFAM, l’Université technique de Berlin et d’autres partenaires. L’un des objectifs était de déterminer dans quelle mesure l’eau de mer peut remplacer l’eau potable dans ce processus.
L’IFAM a mis au point de nouvelles membranes et les a testées sur un banc d’essai modulaire, tandis que l’IWES a construit un banc plus grand pour comparer différentes technologies d’électrolyse à l’eau salée ou saumâtre. Les chlorures et d’autres composants de l’eau de mer peuvent provoquer corrosion et usure, et ces installations permettent désormais d’étudier ces effets sur le long terme.
L’application envisagée concerne les sites côtiers et en mer, où l’énergie éolienne pourrait être convertie en hydrogène stockable et transportable. Les bancs d’essai restent en service après le projet et sont mis à la disposition de l’industrie et d’autres projets.


