Une équipe internationale comprenant des chercheurs du CONICET, le conseil national de la recherche scientifique d’Argentine, a mis au point une mise à jour importante de l’un des modèles climatiques les plus utilisés au monde, le Community Earth System Model version 2 (CESM2), un système en source ouverte. Les travaux ont été dirigés par Rafael Fernandez, de l’Institut interdisciplinaire de sciences fondamentales (CONICET-UNCUYO), à Mendoza.
La nouvelle version, baptisée CESM2-SLH, intègre une représentation détaillée des halogènes à courte durée de vie, des composés du chlore, du brome et de l’iode. Elle couvre les sources naturelles et humaines, la manière dont ces gaz se recyclent et réagissent sur les particules de l’atmosphère, et leur élimination.
Le travail s’appuie sur plus de 15 ans de recherche et a demandé plus de trois ans de développement, de tests et de relecture. Les résultats du modèle ont été comparés à des mesures prises par des navires scientifiques et des sondes d’ozone. L’article a été publié dans Geoscientific Model Development.
Le code et la documentation technique sont déjà à la disposition de la communauté scientifique internationale, afin que d’autres équipes puissent reprendre la même approche dans d’autres modèles.


