Des chercheurs de l’Institut de recherche psychédélique de l’Université de Tel-Aviv et du Centre médical de Tel-Aviv ont étudié ce qui se passe dans le cerveau quand la kétamine soulage la douleur. Les travaux, parus dans Neuropsychopharmacology, ont été annoncés le 13 octobre.
Trente-sept volontaires en bonne santé ont reçu de la kétamine lors d’une séance et un placebo lors d’une autre, sous IRM fonctionnelle et avec des stimuli douloureux contrôlés. La kétamine a réduit la douleur et accru la dissociation, mais les deux effets n’étaient pas liés : le soulagement correspondait à une baisse d’activité dans les zones de traitement de la douleur, la dissociation à des changements dans un réseau lié au sentiment de soi.
Pour les auteurs, il pourrait un jour être possible de soulager la douleur sans altérer la conscience. L’étude est petite, menée sur des personnes en bonne santé, et ne montre pas encore comment y parvenir ; ses résultats ne s’appliquent pas non plus aux autres psychédéliques.


