Une étude des instituts Max Planck du comportement animal et d’anthropologie évolutive, en Allemagne, et de l’université de Constance montre que, chez les bonobos sauvages, ce sont les femelles qui chassent le plus. Les travaux ont été publiés dans Current Biology.
Pendant dix ans, l’équipe a suivi deux communautés de bonobos habituées à la présence humaine sur le site de recherche de LuiKotale, en République démocratique du Congo, et a analysé 415 captures de proies.
Les femelles ont été identifiées comme chasseuses dans 60 % des chasses observées et ont chassé les petites antilopes forestières environ trois fois plus souvent que les mâles. Mâles et femelles ont chassé les colobes rouges à des fréquences semblables, et les femelles chassaient qu’elles aient un petit ou non.
Les deux communautés avaient des habitudes différentes : l’une chassait surtout des mammifères terrestres, l’autre s’était spécialisée dans les singes. Les chercheurs veulent maintenant étudier comment les stratégies de chasse varient d’un groupe à l’autre et dans le temps.


