Des physiciens de l’Université d’Oxford ont utilisé un ordinateur quantique hybride pour recréer l’effet Aharonov-Bohm, un phénomène prédit en 1959 dans lequel une particule est influencée par un champ magnétique sans jamais le traverser. Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Physics.
Le système associe des qubits, stockés dans des ions retenus par des champs électromagnétiques, à des oscillateurs quantiques créés par les vibrations de ces mêmes ions. Les qubits représentent le champ et les oscillateurs la matière, formant une petite boucle fermée qui sert de brique de base pour simuler les interactions entre la matière et les forces fondamentales.
Sans flux magnétique, la particule simulée circulait librement dans la boucle. Lorsque l’équipe a introduit le flux, au moyen de qubits intriqués, les deux chemins possibles se sont annulés et la particule est restée à son point de départ. La nouveauté est que le champ lui-même faisait partie de la dynamique quantique, au lieu d’être un décor fixe.
Les travaux ont été menés en collaboration avec l’Institut de physique théorique de Madrid et publiés en même temps qu’une étude similaire de l’Université du Maryland. Ensemble, ils montrent que les ordinateurs quantiques hybrides pourraient aider à étudier des phénomènes de physique fondamentale que les ordinateurs classiques peinent à calculer.


