Des chercheurs du Center for Bits and Atoms du MIT, aux États-Unis, avec des collègues des universités de Bologne, d’Innsbruck et de Tokyo, ont mis au point une méthode de construction inspirée de l’origami qui produit des structures légères et porteuses à l’échelle architecturale. L’étude est parue dans l’International Journal of Solids and Structures.
Chaque module est plié à partir d’une feuille plate, par exemple d’aluminium découpé par fraiseuse numérique, et associe deux éléments en forme de trépied inspirés des motifs créés par Ron Resch dans les années 1960. On obtient un bloc rigide qui s’assemble aux autres avec des outils à main, comme des tournevis, sans soudure à grande échelle.
Les simulations indiquent des structures environ 3,5 fois plus rigides que d’autres techniques fondées sur l’origami, avec à peu près deux tiers du matériau. Une sculpture en aluminium d’environ 7 mètres, baptisée Lexicon, est suspendue à la bibliothèque publique de Boston ; elle a été montée en quelques jours par une équipe sans expérience du bâtiment.
Les auteurs évoquent des abris d’urgence ou des pièces aérospatiales. Prochaines étapes : tester des structures plus grandes, explorer des géométries plus complexes et créer une interface de conception simple.


